10195613J'inaugure aujourd'hui une nouvelle rubrique : "Un Thé, des thés"...

Ce swap est ouvert aux novices en matière de thé et je me suis dis que cela pouvait peut-être en interesser certaines d'en savoir un peu plus sur ce breuvage plein de mystère et de subtilité.

Loin de moi l'idée de tout vous apprendre, je ne suis pas un maître de thé, mais plutôt de vous faire partager ma passion et de vous donner quelques clés.

C'est parti !

Il existe de multiples variétés de théiers qui donnent lieu à plus de 3000 types de thés partout dans le monde. Noir, vert, blanc, jaune… cette boisson vient souvent dans nos tasses avec sa palette de couleurs. Mais elles ne sont pas forcément issues de végétaux différents : un thé noir peut très bien venir d’un même théier qu’un thé vert.
C’est donc le procédé après récolte qui va permettre d’obtenir un thé noir, vert, blanc, Wu Long, noir-noir, jaune

Le thé noir est le plus consommé en Occident. Il produit une infusion colorée, assez tannique, à la saveur ronde et corsée.
Cette dénomination n’a pas de rapport avec la couleur des feuilles de thé ou de la liqueur. Cela désigne simplement un procédé de traitement des feuilles. Un thé noir est un thé dont les feuilles ont subi une fermentation.
Immédiatement après la cueillette les feuilles subissent un flétrissage (de 16 à 24 heures) ce qui permettra après de les rouler sans les briser. Cette opération dure de 16 à 24 heures. On étend les feuilles sur des longues claies ventilées pour qu’elles se déshydratent.
Elles sont ensuite roulées (environ 30-35 minutes), c’est le roulage : cette opération donne aux feuilles l’aspect que nous leur connaissons mais surtout permet, en brisant les cellules de la feuille de libérer ses "huiles et sucs".

Le thé vert, quant à lui, a un goût très frais et vient exclusivement de Chine et du Japon. C'est un thé non fermenté. Un thé vert peut être d’aspect noir et le contraire.
Les feuilles sont cueillies, souvent flétries, puis chauffées durant quelques minutes afin de tuer les enzymes et toute possibilité de fermentation. Elles sont ensuite malaxées (roulées quelquefois à la main) et dessiquées à plusieurs reprises.Selon les variantes utilisées on obtient des thés d’apparence très diverses: plat, torsadé, enroulé, tordu, en forme d’aiguilles ou de sourcils, en poudre...

Le Oolong (ou thé bleu-vert, semi-fermenté) : C’est un thé qui a subi une légère fermentation arrêtée par un chauffage dans une bassine de fer. Il est présenté en feuilles entières, est faible en théine, a un goût subtil qui rappelle les saveurs de la châtaigne, du miel, de la noisette. Liqueur qui peut être assez boisée.

Le thé blanc, plus rare, présente un arôme léger et fleuri. Il est bu surtout en Asie, souvent en été, pour se rafraîchir. Le thé blanc désigne un procédé minimaliste. Les feuilles avec de nombreux bourgeons sont cueillies puis sont flétries, séchées au soleil ou torréfiées en bassine ou par vapeur.

Le thé jaune, le plus rare, a un parfum doux et sucré qui peut parfois rappeler celui de la poire. Les thés jaunes tirent leur couleur de la fermentation non enzymatique, comme les thés "noir-noir", mais en plus petits tas et sur une plus courte durée. Ces thés sont non post-fermentés.
L’oxydation non enzymatique consiste en oxydation des polyphénols sous des conditions de haute température et et d’humidité.

Le thé fumé : après une torréfaction par bassines, les feuilles souchong (grandes feuilles mâtures) sont roulées puis pressées dans des tonneaux en bois couverts de tissus jusqu’à fermentation. Les feuilles sont à nouveau torréfiées, roulées. Enfin on les place dans des paniers de bambou au-dessus d’un feu de pin. Ce dernier sèche les feuilles et la fumée du feu de racines d’épicéa (pin chinois) ou de cyprès, absorbée, donne ce goût unique.

Je vous parlerais bientôt d'autres boissons souvent confondus avec le Thé : Le thé rouge, maté, tisanes...